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Sexualité après l’accouchement? Une reprise en douceur…

L’arrivée d’un bébé est un évènement magnifique et à la fois bouleversant à bien des égards. Passant d’amantes à mères, les femmes sont les premières à vivre de grandes transformations qui, si elles sont la plupart du temps heureuses, sont également sources de profonds remaniements.

Envisager une reprise de l’activité sexuelle dans ce contexte pose alors quelques questions qu’il faut anticiper pour ne pas précipiter les choses et aller au devant de certaines difficultés.

La vie intime du couple subit une phase délicate mais néanmoins parfaitement normale à la suite d’une naissance, et les différents blocages pour retrouver une sexualité à nouveau épanouie peuvent être physiques comme psychologiques. En effet, les suites de l’accouchement peuvent être douloureuses, surtout en cas d’épisiotomie, de déchirures, de césarienne ou encore d’accouchement par forceps ou ventouse. Quand elle est assimilée à la douleur, difficile alors de se laisser aller à une reprise de la sexualité.
De plus, l’apparition du baby blues (voire d’une dépression du postpartum), le lien fusionnel et exclusif entre la maman et son nourrisson, le vécu psychologique de l’accouchement et du corps post-grossesse, sont autant de facteurs qui peuvent freiner la libido et le désir de retrouver une intimité avec son partenaire.Si ces réactions sont semble t’il normales, il n’en reste pas moins nécessaire de les considérer tôt et de ne pas les négliger.Pour reprendre une sexualité satisfaisante après l’arrivé d’un bébé il est important, sinon obligatoire, de respecter son propre rythme et de privilégier une reprise en douceur. En moyenne on assiste à une abstinence de 6 semaines, mais il n’est pas rare de voir des femmes mettre plusieurs mois à retrouver une vie intime épanouissante.

Tout dépend en réalité du type d’accouchement et des traumatismes qu’il a pu engendrer, du vécu de la maternité, de la qualité du plancher pelvien, et de l’âge de la maman. Il n’existe pas de règle fondamentale et il est donc plus prudent de s’en tenir à son propre ressenti en ne forçant rien, en privilégiant dans un premier temps pourquoi pas les rapports sans pénétration, le temps de se réapproprier ce corps qui a tant été mis à l’épreuve, et réinvestir sa vie de femme.

Les problématiques féminines d’après-grossesse sont bien connues des professionnels de santé tels que les sages-femmes et les obstétriciens, et il ne faut pas hésiter à leur faire appel en cas de blocage. Les difficultés à retrouver sa sexualité d’avant ne sont pas une fatalité, une aide extérieure aide bien souvent à dédramatiser la situation.

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