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Le prolapsus, une maladie de tous les âges

Barbara Katz Rothman, célèbre sociologue, a dit : « accoucher ne génère pas seulement des bébés. Accoucher génère aussi des mères fortes, compétentes, habiles… mères qui se font confiance et qui connaissent leur force intérieure ».

Il est certain qu’une fois mère, la femme devient indéniablement, la force incarnée, et pour deux (ou plus). Mais consacre-t-elle assez de temps à sa santé ?

Un accouchement par voies basses peut laisser des traces, comme le prolapsus, ou descente d’organes, qui touche de nombreuses femmes. Quelles sont ses causes ? Ses conséquences ? Nécessite-t-il une opération ? Tant de questions sur lesquelles cet article se penchera afin d’apporter des réponses concrètes, à toutes les intéressées.

Quels sont les éléments déclencheurs du prolapsus ?

La descente d’organe est un sujet tabou, encore aujourd’hui, dont il n’est guère agréable de parler. Cependant, cette maladie appelée prolapsus, touche les femmes de tout âge. En France, la maladie est heureusement enraillée grâce à une médecine de qualité et de proximité. Seulement, au Népal, 10% de la population féminine totale est touchée par cette maladie.

Qu’appelle-t-on prolapsus ?

Il représente de manière générale, une complication gynécologique. Il se manifeste par un effondrement des muscles pelviens et des tissus conjonctifs présents dans le bassin de la femme. Le rectum, l’utérus, le périnée, l’urètre et la vessie peuvent donc par conséquence, s’affaisser après un traumatisme.

  • Après un accouchement naturel (par voies basse) par exemple, le périnée a subi de grandes modifications et devra faire l’objet d’une visite médicale, afin d’établir la nécessité d’une rééducation.
  • A la ménopause, la nature suit son processus et le corps vieillit. Les œstrogènes se trouvent moins présents dans le corps. Le vieillissement et la baisse d’hormones peuvent déclencher une descente d’organe.
  • Le tabagisme apparaît aussi en tant que facteur de risque dans l’apparition du prolapsus (toux chronique).
  • La position debout, le port de charges lourdes ou une surcharge pondérale peuvent également être responsables de l’apparition de la pathologie.

Quels sont les symptômes liés au prolapsus :

Les fuites urinaires, par exemple, ont un côté très avilissant, raison pour laquelle, dans la plupart des cas, la femme ne dit mot. Et pourtant, elles représentent un symptôme fréquent en cas de prolapsus, entre autres. D’autres symptômes peuvent déguiser cette pathologie :

  • Une douleur inexpliquée pendant les rapports sexuels
  • Une gêne éprouvée en position assise et dans le vagin
  • Des infections urinaires répétées
  • Des douleurs abdominales ou pelviennes
  • Saignements ou pertes inhabituelles vaginales.

Au début de leurs apparitions, ces facteurs ne prêtent pas à s’alarmer. Ils sont discrets et peu préoccupants. En outre, ils vont devenir de plus en plus handicapants si aucune mesure n’est prise.

Quelles sont les solutions envisagées en cas de prolapsus ?

A savoir que ce genre de pathologie est entièrement pris en charge par l’assurance maladie, dans le cas où la personne atteinte, voudrait y mettre un terme.

Dans un premier temps : consulter un médecin lorsque les symptômes suscités apparaissent.

Dans un deuxième temps, le gynécologue établira un diagnostic complet via des examens médicaux adaptés. Il envisagera diverses façons de pallier les désagréments liés au prolapsus. Ceci en :

  • Proposant une rééducation du périnée dans les cas où la descente des organes n’est pas à un stade avancé, selon le gynécologue.
  • Proposant une intervention chirurgicale ayant pour but de replacer les organes déviés, à leur place initiale.
  • Proposant une opération chirurgicale lourde, seulement si aucune autre solution ne peut soulager la personne atteinte : hystérectomie, soit l’ablation de l’utérus.
  • Proposant la pose d’un pessaire : anneau placé dans le vagin afin de redresser l’utérus et le maintenir. Des contre-indications existent, il convient donc de demander plusieurs avis, à des professionnels, avant d’opter pour cette prise en charge.

Au jour où les avancées dans les domaines de la médecine, des technologies et de la communication sont à leur paroxysme, il semble surprenant que ce soit encore un sujet tabou. Cette pathologie touche de nombreuses femmes. Très jeunes, jeunes ou moins jeunes, certains signes doivent les alerter et les décider à prendre rendez-vous avec leur gynécologue.

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